Si les clubs de foot étaient des coureurs du Tour de France.

Depuis ce week-end, la France (mais aussi les Pays-Bas, la Belgique… et le reste du monde en fait) vit au rythme du Tour de France. Cette épreuve cycliste est la plus populaire au monde. La plus médiatique. La plus suivie. En attendant le retour du foot, parlons vélo. Enfin, plus ou moins…

citymesh-covers-tour-de-france-with-moobox-tripod-en

Le baroudeur: Standard 2008.

Le baroudeur, c’est ce cycliste plutôt complet, capable de partir en échappée dès le début, de gérer ses efforts et les difficultés de la course. Il est aussi capable de placer une attaque au bon moment. Comme Philippe Gilbert à Liège – Bastogne – Liège en 2011, ou aux Championnats du monde en 2012. Ce baroudeur, c’est le Standard qui a été champion en 2007/2008, sous Michel Preud’Homme. Une équipe sûre d’elle, dans le groupe de tête du début à la fin, et qui n’a craint aucune difficulté. Et au moment où il fallait tuer tout suspense, il a placé l’attaque qu’il fallait, grand braquet s’il vous plait, pour passer la ligne d’arrivée en premier, largement. C’était un 20 avril. On s’en souvient.

FOOT : STANDARD - ANDERLECHT

Oui, ça va, désolé pour la photo…

Le puncheur: Anderlecht 2010.

De la vitesse, de l’explosibilité, de quoi éclater un peloton en un rien de temps. Le puncheur sait fait mal, très mal. En plaine ou en montagne, rien ne l’effraye. A l’instar d’un Peter Sagan, l’un des coureurs actuels les plus dangereux du Tour. Les difficultés ? Il les avale. Le Puncheur, c’est l’Anderlecht de 2010. Celui de Lukaku, Boussoufa, Legear ou Van Damme. Avec 12 points de plus que le second, Bruges, et 30 (!) sur le Standard, double champion en titre, au terme de la phase classique, les Mauves ne craquent pas dans le finish. Pire, il en remet une couche, avec une nouvelle offensive dans l’échappée. Sept victoires et trois nuls plus loin, pour ces premiers PO1, Anderlecht finit avec 18 points de plus que son dauphin. Un temps record.

Romelu « Petit coeur » Lukaku.

Le descendeur: Genk 2011.

La Haute-Montagne, c’est ce qu’il y a de plus kiffant à suivre dans le cyclisme. Particulièrement durant le Tour de France, et ses passages dans les Alpes et dans les Pyrénées. Ces montagnes, bien sûr, il faut les monter. Mais il faut aussi savoir les descendre. C’est tout un art. Demandez à des Sanchez ou Nibali. Être grimpeur moyen, suçant la roue de certains, et rattrapant tout le monde dans une descente de manière agile voire risquée, cela existe. Ce descendeur, c’est Genk, en 2011. Profitant du coup de mou d’Anderlecht au sommet du col, l’équipe limbourgeoise, emmenée par des Courtois, De Bruyne, Vossen et autres Vanden Borre, a laissé derrière tous ses poursuivants, ou presque. Finalement, c’est au sprint, sur la ligne, que Genk l’a emporté sur le Standard. On aura même eu recours à la photo finish.

genk6

Petit Thibaut deviendra grand.

Le rouleur: Zulte Waregem 2013.

Le rouleur, c’est ce coureur capable d’imposer un gros rythme, afin d’empêcher toute échappée ou de la rattraper. C’est le spécialiste du contre-la-montre, qui ne regarde que son chrono. Un mec un peu chiant, donc, pour ceux qui aiment tenter leur chance dans de longues échappées. Ce coureur, c’est Zulte Waregem 2013. Une équipe fraîche, jeune, emmenée par des Hazard, Leye, Delaplace, Berrier ou feu Junior Malanda. Cette formation a été le poil à gratter du Sporting d’Anderlecht, du début à la fin du championnat en évoluant sans pression, en ne regardant qu’à ses résultats. Au point que les Mauves n’ont pu être sacrés qu’à la… dernière journée des PO1. Grâce à un nul face à Zulte Waregem. Après avoir été mené, carrément. C’est dire comme le rouleur ne lâche rien. Cancellaregem. L’équipe de Francky Dury héritera du maillot blanc, en guise de consolation.

essevee

Les spécialistes du contre-la-montre.

Le grimpeur: Anderlecht 2014.

La montagne, il n’y a rien de mieux dans les étapes du Tour. Tout le monde a déjà marqué d’une croix le 25 juillet et l’arrivée à l’Alpe d’Huez, la veille des Champs-Élysées. Un col hors catégorie, cela peut tout changer dans une étape. Voir dans un tour. Et là, ce sont les grimpeurs, les vrais, qui s’en tirent logiquement le mieux. Le grimpeur idéal, c’est l’Anderlecht de 2014. Avec pas moins de 10 points de retard sur le leader liégeois (entraîné par Guy Luzon), les Mauves ont su refaire leur retard. Malgré une accélération des Rouches dès la première difficulté (victoire 1-0 lors de la journée 1 des PO1), Anderlecht a su trouver son rythme, en mode petit braquet, et a rattrapé un à un tous ses concurrents. En ne laissant personne dans sa roue. Un dernier clin d’œil au Standard, victime d’une grosse fringale, avant le dernier virage, et en avant vers le maillot jaune et le maillot à pois. Marco Pantini like this.

Anderlecht's Belgian midfielder Guillaume Gillet reacts during the UEFA Champions League group C football match between Anderlecht and Paris Saint-Germain in Brussels on October 23, 2013. AFP PHOTO / FRANCK FIFE        (Photo credit should read FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)

Col difficile, mais col victorieux.

Le sprinter: La Gantoise 2015.

Dans le cyclisme, et dans le Tour de France, il n’y a pas que de la montagne (qui a dit malheureusement ?). Il y aussi ces étapes de plaine. Parfois chiantes. Souvent chiantes, même. Sauf lorsqu’on arrive aux 10 derniers kilomètres, et que chaque équipe se positionne pour le sprint final. Et là, ce sont les plus grosses jambes et les meilleurs coudes qui tirent leur épingle du jeu. Ce sprinteur, c’est le Gand de l’an dernier. Régulier et dans la roue durant toute la phase classique, c’est au finish que les gars de Vanhaezebrouck l’ont emporté. Bien placé, en embuscade derrière les gros, la vivacité de Gand a surpris tout le monde. Même Cavendish et Greipel, pourtant spécialistes de l’épreuve. Sauf qu’eux en sont plus qu’à leur première victoire, hein. La victoire de Gand est belle. Les mauvaises langues parleront d’une chute des favoris lors du sprint final. Légende.

Tout peut arriver, dans le sprint final.

Le porteur d’eau: Bruges 2005-2015.

Dans le peloton, il y a aussi ces coureurs qui sont là pour aider les autres. Pour les faire gagner. On les appelle les porteurs d’eau. Certes, ils ne sont pas dans la lumière. Mais leur importance est capitale. Ce porteur d’eau, c’est Bruges. L’équipe qui a été là pour forcer les autres à ne pas se relâcher. Comme pour le Standard en 2007-2008, Anderlecht en 2009-2010 et 2011-2012 ou encore la saison passée avec Gand. Pour la forme, on leur filera le prix de la combativité. Cela fait donc 10 ans sans titre pour un club de la carrure de Bruges. Certes, on est loin des 25 du Standard entre 1983 et 2008, ou même de l’Union Saint-Gilloise, qui attend son 12e titre depuis 1935. Mais le Club n’est pas loin de devenir le Raymond Poulidor du football belge.

club-brugge-dnipro-europa-league_s8qn3hioqhjr1pzyiw61up7rm

« Bon, ben ça sera pour l’an prochain… »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s