C’est quoi, un nouveau joueur ?

Dans le football, il y a des clubmen. Des joueurs qui restent dans leur club, car ils s’y plaisent. Car ils y jouent, aussi. Mais il y a aussi des joueurs qui changent de club à l’intersaison. Des petits nouveaux, des « bleus », qu’on découvre à la rentrée des classes. C’est quoi, un nouveau joueur ?

Faire ses preuves. Non seulement auprès de ton nouvel entraîneur, mais également auprès de tes équipiers. L’intégration.

Un baptême. Cela peut aller du plus sympa, comme une chansonnette, au plus « hard », comme une cannette de bière dans [CENSURE].

Un choix. Celui du numéro de maillot pour la saison. « Le 10, c’est Jean-Michel » – « Touche pas au 7, il est pris » – « Le 15 est à moi » – « Ah non, le 8, c’est Claudy » – « Merde, qui a pris mon maillot ? Le 5, qui l’a ?« . Bon, ben il reste quoi ?

Faire peur. Qui dit nouveau dit concurrence supplémentaire. Pour certains joueurs, le nouveau est une menace. « Ça fait 5 ans que j’ai ma place, ce n’est pas le nouveau qui va me la prendre quand même. » Ben si, c’est pour ça qu’il est là.

Des connaissances. Si le nouveau a signé dans son nouveau club, c’est parce qu’il a un ami qui y joue. Ben ouais, sinon, qu’est-ce qu’il serait venu foutre ici ?

Des propositions. « Hé les gars, dans mon ancien club, tous les premiers jeudis du mois, on faisait souper baguette. J’organisais aussi des bingos. Ça vous branche ? » Ta gueule.

Des souvenirs. Nouveau joueur dans ton club, mais pas nouveau joueur tout court. Ce mec, tu l’as déjà affronté. Et tu n’as pas oublié la fois où il t’a séché méchamment. « Premier entraînement, je me le fais.« 

Des services. Afin de faciliter ton intégration, tu as intérêt à avoir « ce petit truc » dont certains membres du vestiaire auraient besoin. Donc si tu es maçon, DJ, avocat ou kiné, sois le bienvenu! Les autres, attendez encore un peu…

Une croix sur le calendrier. Le déplacement dans ton ancien club. Autant prévenir que cette semaine-là, faudra pas te frotter à l’entraînement.

Des corvées. « Les nouveaux, vous vous occupez de laver le vestiaire, hein ! » D’accord, mais de là à le faire toute la saison…

De l’exigence. De la part de ton nouveau coach. A se demander s’il a vraiment voulu que tu viennes…

Des blagues. Des pierres dans le sac, du shampoing dans les chaussures, les vêtements attachés avec un colson. « Ah qu’est-ce qu’ils sont drôles mes nouveaux coéquipiers…« 

Une autre intégration. Non seulement tu dois faire tes preuves dans le vestiaire, mais madame aussi doit tenter de s’intégrer dans la bande des copines des joueurs. « Et ça, c’est pas gagné d’avance, vu la gueule de ces pouffiasses superficielles. » Un effort, chérie…

Bien se faire voir. Premier entraînement, il ne faut pas se louper sur le choix du maillot à prendre. Celui de Van Damme ? Non. Celui de Defour ? Non plus. Celui de Ciman. C’est bien, ça, celui de Ciman.

Du neuf. Nouveau club, nouveau départ. C’est l’occasion d’acheter un nouveau sac, de nouvelles chaussures, un nouveau training. Sauf que pour tes nouveaux coéquipiers, ça fait un peu prétentieux. Dommage.

Du respect. Dans le vestiaire, la hiérarchie est importante. Les plus anciens sont les rois. Ceux qui sont là depuis quelques années, des princes. Et les nouveaux, bah les bouffons.

Choisir son clan. Il y a celui des jeunes, celui des vieux. Celui des geeks, celui des buveurs. Celui des sportifs. Et toi.

Faire connaissance. Avec tes équipiers, d’abord. Puis après, les dirigeants, les bénévoles, les supporters. Ça va en faire des prénoms à retenir. En attendant, ça sera « Salut mec, bonjour Madame. »

Tout donner. Pour faire ses preuves sur le terrain, le nouveau a tendance à en faire beaucoup. Trop même, parfois. Au risque de se blesser, de blesser un adversaire ou, pire, un coéquipier à l’entraînement. Du calme, gamin.

Se la raconter. Afin impressionner ses néo-équipiers, le nouveau aime bien raconter son parcours. « J’ai été formé dans un club de P1. Puis pisté par le Standard! J’ai joué quelques matches en Promotion, puis quelques années plus tard, me voilà ici pour rebondir. » Ouais, en P3, comme tous les autres. Donc t’es pas plus fort, blaireau.

Des kilos en trop. Comme tu es nouveau, tu n’oses jamais refuser un verre après un entraînement ou un match. Ni même une pizza. Ou un Quick. Alors ce que tu perds en pratiquant ton sport, tu le reprends après. Bien joué.

Des doutes. Après avoir vu la gueule des douches, l’état du terrain, le nombre de supporters, le niveau de l’équipe, tu t’es demandé où tu étais tombé. Et puis ça t’est revenu: à ta place, nullos.

Mordre sur sa chique. Dans chaque nouveau vestiaire, il y a (au moins) un mec que tu ne supportes pas. « On entend que lui, avec son humour de merde, et il est toujours en train de faire chier tout le monde. Vivement qu’il se casse. Ah, c’est le capitaine ?« 

De la timidité. Au point de vouvoyer le plus « vieux » de l’équipe. Jusqu’à ce qu’il te mette une fessée sous les douches, agrémentée d’un « bon match, gamin« . Ouais, ça rapproche.

Être accepté. Et pour ça, la meilleure solution, c’est payer une tournée générale. Ou organiser une bouffe à la maison. Si les gars mangent bien et boivent bien, c’est bon, tu es accepté.

Attendre. La saison suivante, pour ne plus être le nouveau. Au suivant!

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