C’est quoi, le banc de touche ?

Dans le football, il y a le terrain, où jouent les joueurs. Où se marquent les buts. Où l’action se déroule. Mais il y a aussi les bancs de touche. Là où se retrouvent les déçus. Les mecs qui râlent. Qui vont se faire chier 80 minutes. Ou plus. C’est quoi, un banc de touche ?

De la déception. Beaucoup de déception même parfois. L’envie de jouer est inversement proportionnelle au temps passé sur le banc pendant le match.

Du froid. Être sur le terrain quand il gèle, ce n’est déjà pas gai. Mais sur le banc, c’est carrément l’horreur. Par contre, quand il pleut, tu es presque content d’être à l’abri plutôt que sur la pelouse.

Des rôles. Histoire de tuer le temps jusqu’à une éventuelle montée, les remplaçants s’occupent comme ils peuvent. Un va chercher les ballons dans le champ d’à-côté. L’autre de la distribution d’eau. Le troisième fera kiné. Tandis le dernier râle dans son coin.

Peu de confort. Rares sont les bancs confortables. Des planches en bois. Parfois posées sur des moellons. De la peinture décrépite. C’est pour ça que quand le temps le permet, tout le monde reste debout ou assis par terre. Compris réf’ ?

Des messe-basses. Sur le banc, on peut entendre pas mal de critiques et de moqueries envers les autres. Finalement, les quatre-là se rapprochent plus que les onze sur le terrain.

De l’inconnu. Pour certains joueurs, le banc de touche est un mystère. Un endroit jamais fréquenté. Chouchou du coach ou véritable talent.

De l’ambiance. Si les quatre « banquettes » sont de bonne humeur, on peut avoir de très bonnes ambiances sur un banc. Des encouragements, des moqueries, des disputes avec le banc d’à-coté, voir même des chants. Magique.

De la chaleur. Il arrive que les supporters les plus « hot » du camp adversaire viennent suivre le match, comme par hasard, juste à côté de ce banc de touche. Et là ça peut chauffer. Noms d’oiseau et provocation au programme. La classe.

De l’équipement. Ne pas oublier les bouteilles d’eau, la bombe magique, les survêtements pour s’échauffer et des couvertures l’hiver. Et le petit jeune prendra aussi son smartphone. Saloperie de geek.

Du coaching. Il arrive généralement qu’un joueur, un peu chaud, se prenne pour le coach, à gueuler et placer ses joueurs. Sympa pour le T1, assis sur le banc en train de fumer sa clope.

Des sanctions. Du banc, on l’oublie souvent, mais on peut prendre une carte d’un arbitre, pour rouspétances. Écoper d’une jaune voir d’une rouge sans jouer, c’est quand même la toute grande classe.

Des matières. En provinciales, les bancs sont généralement faits de briques et de bois (voir de la tôle pour les originaux). Mais certains clubs veulent se donner un genre et optent pour la cuvette en plastique. C’est plus joli, mais ça protège vachement moins.

Du rêve. Voir les bancs des grands clubs, qui ressemblent plus à des sièges baquets qu’autre chose, ça fait rêver les petits joueurs. Ça donnerait même envie d’être remplaçant.

Pas de pression. Finalement, être sur le banc, ça permet de se désolidariser des contre-performances de ton équipe. « Si je jouerais ça irait mieux. » OUI OUI!

Des invités. Il n’est pas rare de faire connaissance, dans les cahutes, avec des sortes d’insectes inconnues. Mais le plus souvent, ce sont les araignées qui y trouvent refuge.

Des incrustes. Par mauvais temps, il y a toujours un supporter un peu lourd ou un copain d’un joueur qui veut s’abriter de la pluie en s’asseyant sur le banc. Et à chaque fois, ou presque, la même question de l’arbitre: « Vous êtes sur la feuille de match, Monsieur ? Non ? Alors sortez, merci.« 

Du risque. Des bancs de touche délabrés, il en existe des tonnes. Du toit qui croule aux clous qui sortent du banc en passant par le nid d’abeille: attention danger. Raison de plus pour se battre à l’entraînement et gagner sa place.

De l’ambition. En principe, chaque joueur qui sort du banc pour monter au jeu y va en espérant « faire la différence ». Ça marche une fois sur dix. Mais quand ça marche, on l’entend pendant deux semaines. « Tu as vu Coach ? Changement payant hein ? J’ai gagné ma place?« . Ta gueule.

De l’excitation. Chaque joueur assis sur le banc n’attend qu’une chose: que le coach dise « Les gars, allez vous échauffer« . Super! « Sauf toi, Marius. Toi tu restes assis« . Déception.

De l’excitation bis. Une fois à l’échauffement, tu es déjà dans ton match. Tu réfléchis à comment tu vas jouer, à quelle place, qui tu vas remplacer, qui va être ton concurrent direct. Alors que pour ton coach, tu ne vas pas monter. C’est juste pour faire peur aux titulaires. Déception bis.

Un rôle ingrat. Des quatre joueurs sur le banc, seuls trois peuvent monter au jeu. Le 15e homme sera le plus déçu du match. « T’inquiète, semaine prochaine, tu commences« . Mon cul ouais.

Un rôle… un peu moins ingrat. Être sur le banc, c’est être au service de son coach. Le boss, quand même. Et s’il décide de ne te faire monter que dans les arrêts de jeu, c’est son droit. N’oublie pas de refaire tes lacets et de ne pas monter trop vite non plus hein.

Des joueurs préférés. Les remplaçants habituels n’ont pas les mêmes idoles. Pour eux, les Diables les plus méritants sont Mignolet, Ciman et Simons.

Un manque de place. Certains bancs de touche sont faits pour trois, quatre personnes maximum. On fait quoi, quand on a 4 remplaçants, un coach, un T2, un entraîneur des gardiens, un kiné et un délégué ? Hein ?

Du repos. Finalement, le banc de touche, quand on est footballeur, c’est le meilleur endroit pour cuver tranquillement un lendemain de veille.

Ne rien voir. Si tu n’es pas situé au centre du banc, tu ne verras rien sur un des côtés. Tu peux oublier les tirs de corner d’un côté.

Des mécontents. Le joueur qui a raté son match la semaine passée, celui qui est blessé depuis 2 mois, celui qui ne s’est pas entraîné de la semaine ou le petit jeune qui est repris pour la troisième fois. Soyez déjà contents d’être là.

Des habitués. Certains joueurs, tellement habitués à être sur le banc, ne vont même plus demander au coach leur place avant les matches. Ils en sont même au point de déjà poser leurs affaires sur le banc avant l’échauffement… Vous aussi hein ?

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