Qu’est-ce qui peut encore priver Anderlecht du titre ?

Hier soir, Anderlecht a remporté le match qu’il fallait. Et en bonus, les Mauves ont vu Bruges être défait à Genk. Un cadeau tombé du ciel. La donne est simple maintenant: un point contre Lokeren et c’est le titre. Il faudrait désormais une catastrophe pour que les Mauves ne soient pas champions. Mais certaines choses pourraient encore les priver de leur 33e sacre. Les voici…

1) Lokeren.

C’est l’adversaire du Sporting. Donc en première ligne des éléments pouvant empêcher les Mauves d’être sacrés. Même si Lokeren n’a plus rien à jouer dans ces PO, les gars de Peter Maes peuvent créer la surprise. Rien que Harbaoui, avide de détrôner Batshuayi au classement des buteurs, est chaud comme la braise. Ses copains jouent pour lui. Il plante son doublé et remporte le taureau d’or. Anderlecht se demande ce qu’il se passe.

2) Le Bourgmestre d’Anderlecht.

Suite aux incidents de mercredi soir entre 500 jeunes et qui ont fait un blessé grave, M. Eric Thomas, le Bourgmestre de la commune d’Anderlecht, décide de reporter ce match. Il ne faudrait pas que des débordements à la PSG l’an passé se reproduisent par ici, non plus. Match reporté et… match perdu par forfait par Anderlecht, puisque le règlement est clair: toutes les rencontres de la dernière journée doivent se jouer en même temps. Ben merde alors.

3) Les supporters.

Après des mois de déception au Parc Astrid, plus aucun supporter mauve ne croyait au titre. Il y a encore quelques semaines, cela paraissait presque impossible. Du coup, aucun spectateur n’a pensé à demander congé lundi. Et donc, aucun ne compte se rendre au stade dimanche. « Faut pas déconner, il y en a qui bosse le lendemain hein ket!« . Les joueurs, surpris et déçus par cette absence dans le stade, se laisse aller. Lokeren en profite pour s’offrir un succès de prestige.

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4) Le règlement.

Les Playoffs et la division des points ont bien profité à Anderlecht cette année. Les Mauves ont vu leur écart avec le Standard réduit de moitié et ont su gagner les matches qu’il fallait pendant que les autres perdaient des plumes. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’un sombre paragraphe du règlement des Playoffs leur est défavorable. Il est stipulé que « si une équipe compte plus de 10 défaites et se retrouve en tête, ses points sont divisés par un et demi« . Avec 32 points, les Mauves doivent battre Lokeren pour… terminer 4es et tenter de décrocher un ticket européen via les barrages des PO. Match à enjeu, mais grosse déception.

5) Le cadeau d’adieu de Guillaume Gillet.

Nous sommes à la 89e minute de jeu et le score est toujours de 0-0. Anderlecht ne panique pas et est plutôt tranquille. Lokeren est à 10, Harbaoui est sorti blessé et rien ne peut empêcher les Mauves d’être sacrés une 33e fois. Sauf que voilà, visiblement très touché par son nouveau statut de remplaçant qui lui fait manquer le Brésil, Guillaume Gillet, monté au jeu 5 minutes plus tôt, pète un plomb. Il demande le ballon, fait mine de gagner du temps et crucifie à la surprise générale son propre gardien, Silvio Proto. « Prends ça, Besnik » est-il écrit sur son t-shirt. Escorte policière et départ forcé du club, Gillet ne laissera pas un souvenir impérissable à Anderlecht. « Le traitre » peut-on lire sur Internet. Il ne manquerait plus qu’il signe au Standard

6) Bruges.

Non, Bruges ne peut plus être champion, suite à sa défaite hier à Genk. Mais les Gazelles de MPH préfèrent et de loin voir les Rouches sacrés que leur rival anderlechtois. En hommage à Jean-Luc Dehaene, le roi du compromis, décédé hier, les Blauw en Zwart décident de finalement donner les points qu’ils leur ont pris au Standard. Prétextant une faute de frappe dans le nom de leur 2e kiné sur la feuille de marche, Bruges veut perdre ce match par forfait. L’Union Belge juge cette demande recevable et est acceptée. Le Standard vire en tête et ne tremble pas pour son dernier match.

7) Une épidémie de gastro.

La fête hier, des entraînements torses nus jusque dimanche, des barbecues en soirée: les Mauves se laissent aller. Mais voilà, la météo n’est pas encore au top et ce petit vent est traître. Résultat: épidémie de gastroentérite dans le vestiaire anderlechtois. Les toilettes du vestiaire en prennent pour leur grade. Sur le terrain, les joueurs se chient dessus, au propre comme au figuré. Impossible de gagner un match dans ces conditions. Lokeren en profite en évitant les nombreuses bouses laissées par les joueurs d’Anderlecht. Très frais.

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8) Les arbitres.

Quelques semaines après le communiqué du Standard se plaignant des arbitres, la Confrérie Secrète des Hommes en Noir qui Décide de quel Club doit Prendre Cher (la C.S.H.N.D.C.P.C.) décide de passer à l’acte. Il faut que justice soit faite. Le Standard a été trop défavorisé. Les quatre arbitres de la rencontre entre Anderlecht et Lokeren sont pris à partie et menacés de faire office, chacun leur tour, de 4e arbitre lors des matches du Standard de toute la saison prochaine. « Quoi ? Se taper Guy Luzon et son Gilles de la Tourette tous les dimanches ? Non pitié pas ça !!!« . Résultat: aucun hors-jeu sifflé pour Lokeren, tous pour Anderlecht. Trois penalties sur Remacle, deux exclusions mauves. C’est tellement gros que personne ne le remarque. Et Guy Luzon savoure.

9) Les joueurs.

Être à 90 minutes du titre, c’est bien. Mais à 90 minutes des groupes de la Ligue des Champions, beaucoup moins. Les joueurs se souviennent du ridicule qu’ils ont vécu en fin d’année 2013. Des défaites, des lourdes, un manque flagrant de niveau, un bilan catastrophique. Ils ne veulent pas revire un truc pareil. Alors histoire de passer le flambeau, les Anderlechtois laissent gagner Lokeren et envoient leur meilleur ennemi du Standard en C1. « Hé, bonne merde les gars! On va voir ce que vous savez faire vous! » Cadeau empoisonné.

10) Une catastrophe naturelle.

Sportivement, rien ou presque ne peut empêcher Anderlecht de rafler le titre. Seule une catastrophe naturelle pourrait les en priver. Une invasion de sauterelles, une pluie de grenouilles, un tremblement de terre ou une comète sont-ils à l’ordre du jour de ce week-end ? Non ? Vous êtes surs ?

Note: Toutes ces hypothèses sont à imaginer à condition que le Standard l’emporte face à Genk, hein. Sinon ça ne serait plus crédible…

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