C’est quoi, un footballeur énervant ?

Dans le football, il y a des joueurs qu’on aime voir jouer. Ces mecs généreux, spectaculaires, efficaces et disponibles. Mais il y a aussi ces joueurs énervants, par leur attitude, leur comportement ou leur style. Des mecs qu’on adore charrier, qu’on déteste voir marquer et qui attirent notre attention, qu’on le veuille ou pas. C’est quoi, un footballeur énervant ?

Un style. Chaussettes au-dessus du genou, tape aux chevilles, chaussures de n’importe quelle couleur, maillot de corps et en bonus, si tu as à faire avec un champion, un bandana ou élastique pour cheveux.

Un style bis. Et hors du terrain, c’est aussi une allure de feu: training, casquette, polo et surtout démarche d’attardé.

De la technique. Tu le sens arriver à des kilomètres, mais il arrive quand même à sortir son petit combiné passements de jambes – roulette. Qui marche. Bordel.

De la réussite. Tu as beau avoir envie de le voir rater son match comme jamais, ce joueur que tu détestes va quand même réussir à mettre un but à ton équipe.

Des célébrations. Petite star oblige, après un but, il faut fêter ça dignement. Tel des Rooney, Suarez ou autre Ronaldo. Sauf que ce coco fait ça sur des pelouses de provinciale, devant 15 spectateurs.

Des références. Dès l’échauffement tu remarques que ton joueur énervant porte un survet’ de son joueur préféré. Soit Ronaldo, soit Messi, soit les deux. OK, tu as déjà compris le niveau.

Une mauvaise réputation. Ce joueur a beau être aussi fort qu’il veut, pour toi, il sera toujours « surcoté« , avec un caractère « ingérable« .

Des phases arrêtées. Aller savoir pourquoi, mais les coups-francs et les penalties, c’est son dada. Et après il s’étonne d’avoir de bonnes stat’…

Des connaissances. En parlant avec lui, tu apprendras qu’il a joué avec de grands joueurs, qu’il a passé des tests dans de grands clubs, qu’il a été en contact avec de bons agents. Sauf qu’il joue toujours en P3…

Des clubs. Sans surprise, ce joueur que tu détestes évolue toujours dans un club que tu détestes. Jusqu’au jour où il débarque dans ton équipe… AU SECOURS!

Des supportrices. Pour une fois, il y a de le gente féminine de qualité aux abords du terrain. Mais sans surprise, ce n’est pas pour toi qu’elle est venue. Mais pour ce pauvre type que tu détestes…

Une starlette. Grand jouer (qui le croit du moins) oblige, il faut des conditions optimal pour qu’il puisse exprimer son talent. Forcément, le terrain, le vestiaire, le goût de l’eau ou la température de la douche en prennent pour leur grade.

Une grande gueule. Oui, oui, on sait que tu as marqué plus de 15 buts cette saison. On sait que tu nous a mis un coup-franc à l’aller. Pas la peine de le répéter dix fois.

Des entraînements adaptés. Alors que les autres joueurs de son équipe travaillent leur condition physique et les automatismes, lui perfectionne son Sombrero, ses passements de jambes et ses roulettes. Et en fin de séance, ses Panenka.

De la motivation. Enfin pas trop non plus hein. Il n’y a pas de recruteurs.

De l’engagement. Mais pas trop non plus hein. Faut être en forme pour les tournois de sixtes de l’été. C’est quand même important.

Le chouchou. Ce mec énervant peut faire ce qu’il veut sur le terrain, même n’importe quoi, il jouera toujours. Quand il est dans ton équipe, ça peut souler…

L’amour du maillot. Chaque club par lequel il passe (et il y en a eu!) est « le club de son cœur ». Ça lui en fait des cœurs. Et des écussons à embrasser.

Des pauses. Si certains veulent refaire leurs lacets ou boire un coup d’eau, notre vedette lui préfère demander à l’arbitre pour pouvoir se recoiffer et remonter ses bas au dessus du genou. Un peu de style, quand même.

Des fautes. Pas des grosses. Mais des petites. Des vicieuses. Et nombreuses. Sale con va.

De l’orthographe. Pas très bonne. « Keski a ? » – « Tu critike… » – « Vazy ».

Rouspéter. Pour ce mec, le dicton « il faut protéger les artistes » tient tout son sens en provinciale. Du coup, à chaque contact, c’est appel à l’aide vers l’arbitre. Tapette va.

Supporter de la victoire. Le joueur énervant est d’autant plus énervant qu’il est un peu footix sur les bords. Il collectionne les maillots à la mode, comme France 98, Italie 2006, Espagne 2010. Belgique 2014 ?

Des numéros fétiches. Ce joueur exige toujours « son » numéro. Souvent le 10, on est d’accord.

Du tricotage. Et ça, ça énerve. Ça énerve ses adversaires quand ça marche. Ça énerve ses coéquipiers quand ça foire. Tout le monde à dos, comme ça.

Des réseaux sociaux. Le profil Facebook de cet abruti ne compte que des photos de lui joueur, des éventuels articles de presse voir même une vidéo Youtube. Estime de soi maximale. Vie sociale et familiale minimale.

Des rites. Se préparer de manière précise dans le vestiaire, toujours à la même place, monter sur le pelouse avec tel pied, en faisant un signe de croix (même s’il ne sait pas pourquoi): tant de conneries qui énervent.

Du gâchis. Finalement, sous ce caractère et ce côté superficiel se cache un excellent joueur. Mais ne le dites pas trop fort ça pourrait lui faire plaisir.

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