C’est quoi, une buvette de foot ?

Dans le football, il y a le terrain, le gazon qui souffre, et ses alentours. Et puis, il y a cet endroit, parfois redouté, souvent adoré: la buvette. Là où tu refais le match trois, quatre fois. Là où tu apprends tout plein de trucs. Mais que tu as du mal à te souvenir le lendemain. C’est quoi, une buvette de foot ?

Pas d’heure. Tu sais quand tu y rentres, jamais quand tu en sors.

Des secrets. Plus tard tu restes, plus tu en apprends sur les gens du club. Des râleries, des conflits ou même des histoires de cul. Il y a de tout, après 23H.

Des trous de mémoire. Généralement, quand tu apprends une toute bonne histoire le samedi (très) tard, tu sais déjà que le lendemain matin, tu l’auras oubliée.

Des chants. Une buvette, après une victoire locale, ça devient pire que The Voice. Des « Sardines » de Patrick Sébastien au grand classique wallon « La P’tite Gayole« , tout y passe.

Des photos. Sur les murs de ta buvette préférée, c’est toujours placardé de photos d’équipes de jeunes. Et tu croises les doigts pour que ton collègue ou ta belle-mère ne tombent pas sur une de toi avec tes grosses lunettes. La gêne totale.

Un traquenard. On y entre, en théorie, pour « boire juste un verre ». En pratique, ça ne se passe jamais comme ça.

Des SMS. Souvent les mêmes en plus: « Chérie, tu peux venir me chercher, je suis toujours au foot ?  »

Des toilettes dégueulasses. Enfin au début. Plus le temps passe, moins ça te choque.

De la drague. Il y a toujours, après les matches, un vieux pervers qui chasse ou une cougar à la recherche de chair fraîche.

Des tournées… Une fois le nez dedans, il est impossible de partir sans que chacun ait payé son verre. Et comme une équipe de foot c’est minimum onze joueurs…

…ou pas. Sauf pour ce mec, le radin de la bande, qui boit à l’œil et se casse quand c’est son tour.

Des bons jours. Il y a les buvettes du dimanche matin, du dimanche après-midi, mais il n’y a rien à faire, les meilleures, ce sont celles du samedi soir.

Des verres renversés. Souvent, même. Une fois sur deux, c’est par terre. L’autre, c’est sur quelqu’un.

Refaire le match. Au moins 10 fois.

De bons compagnons. Les bénévoles qui sont là pour servir la clientèle sont, en général, d’une grande sympathie. Et d’un grand courage.

De l’expérience. Les jeunes ont beau faire les malins, à enfiler les chopes voir à les affoner, ce sont quand même les plus anciens qui fermeront.

Un anesthésiant… Qu’importe les bobos ou les coups que tu as récoltés durant la partie, une fois à la buvette, les douleurs s’envolent bien vite.

…et un calmant. Toutes les disputes/bagarres qui ont lieu sur une pelouse n’existent plus une fois pénétré dans la buvette.

Des anciens. Dans chaque buvette tu as une table de 3 (voir 4) x 20. Une table qui consomme bien. Et qui te mets la misère dans l’histoire du club. Voir même dans la culture foot en général.

Du vandalisme. Il arrive que des buvettes soient cambriolées et vandalisées. Et ça, c’est vraiment nul. Tant de dégâts pour piquer deux ampoules, deux bouteilles de Sprite et un paquet de chips…

Un inconnu. Il arrive souvent que dans une buvette, il y ait un mec que personne ne connait, qui a l’air de bien s’amuser et qui paye même des verres. Et des fois, ce mec, c’est toi.

Chacun son rôle. Dans une équipe qui repasse à la buvette, chacun a son rôle. Par exemple: celui qui tient la cagnotte, celui qui met l’ambiance, celui qui prend les commandes, celui qui s’isole pour on ne sait quelle raison, celui qui frotte la manche du coach, celui qui est bourré plus vite que son ombre.

Un habitué. Chaque club dispose aussi de « son » pilier de comptoir. Ce gars qui s’en fout complètement du match et qui à lui seul paye les primes de match de toute la saison avec ses consommations.

De la qualité plutôt que la quantité. Comme partout, ton club souffre du manque d’assistance. Mais pour la buvette, ce n’est pas un souci. Ceux qui sont là sont les plus rentables.

Une bonne action. Pour chaque bière bue, c’est de l’argent en plus de les caisses du club. On peut donc dire que boire un verre (ou plusieurs) après un match, c’est faire sa BA du week-end.

Un passage obligé. Repartir d’un match sans passer par la buvette, c’est comme aller au cinéma sans prendre de pop-corn. Comme un truc qui manque.

Voir de tout. En restant un peu, et dans les bonnes buvettes, on peut voir de tout: des verres qui volent, des mecs qui dorment, d’autres qui dansent sur le bar, parfois habillés, parfois pas…

Des clans. Dans un coin, les dirigeants et le staff. Dans un autre, les joueurs, avec leur training. Au milieu, les supporters. Et au fond, au chaud près des radiateurs, les copines des joueurs. Qui parlent de tout, sauf du match.

Des trous de mémoire. Soirée arrosée est synonyme d’oublis. Parfois importants. « C’était combien le score déjà ?« .

Des mystères. Tu ne fais plus attention, mais d’un coup, tu découvres une bière pleine devant toi. Tu ne sais pas d’où elle vient, ni de qui elle vient. Le mystère est entier. Mais il vaut mieux une bière qui apparait qu’une qui disparait. Alors on ne se pose pas de question.

Des objets utiles. Vu la gueule des tables, on pourrait se demander à quoi servent les cartons de bière. C’est pourtant facile: à noter les commandes des tournées!

Du football. Après avoir lu tout ça, on oublierait presque ce lieu est un endroit sportif.

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