Mais que vaut vraiment le Ballon d’or ?

Hier soir se déroulait donc la Grand-Messe de la Fifa. Le jour de l’année où le football devient un sport individuel. C’était la remise du Ballon d’or, pour ceux n’auraient absolument pas suivi. Entre strass, paillettes, smokings, WAGs et autres accessoires bling-bling prout-prout, Cristiano Ronaldo a donc reçu son second trophée, devant son meilleur ennemi Lionel Messi. Mais pourquoi donc cela est-il important ?

Je n’ai jamais compris pourquoi on donne tant d’importance à ce genre de trophée. C’est un prix individuel, pour un sport collectif…

Que seraient Messi, Ronaldo et Ribéry sans leurs équipiers ? Sans leur coach ? Ou même sans leur public ? Pourquoi est-il si important de désigner le meilleur joueur du monde ? Et sur quels critères ? Un gardien de but ne pourrait-il pas être meilleur qu’un joueur de champ, par exemple ? Un défenseur ne peut-il pas être meilleur qu’un attaquant ? Sur les 20 (!) dernières années, seuls deux défenseurs ont été plébiscités: Cannavaro en 2006 et Sammer en 1996. Pourtant, sans défenseurs, ou mecs qui font le « sale boulot », ces rois de la gâchette le seraient sans doute moins…

Non seulement on désigne toujours un attaquant ou un médian offensif/créatif, mais en plus, depuis 5 ans, ce sont toujours les deux mêmes: Ronaldo, Messi, Messi, Messi, Messi et hier donc, Ronaldo. Et ce petit jeu entre les deux stars risque de durer encore un moment. Le seul suspense sera, au fil des années, la place de troisième. Du coup, pour départager les deux vedettes du Real et du Barça, on fera comment ? Le nombre de buts marqués sur l’année suffira-t-il ?

Ronaldo a donc remporté le prix du meilleur joueur… alors qu’il n’a soulevé aucun trophée cette année 2013! Au contraire de Ribéry, par exemple, qui a remporté la Bundesliga, la Coupe d’Allemagne, la Ligue des Champions et la Coupe du Monde des clubs. Là aussi, on peut s’interroger sur le fond de ce trophée qui met en avant les performances individuelles d’un sport collectif.

Si ce top-3 est indiscutable aux yeux de tous, on est donc en droit de se demander comment certains ont voté. Copinage ou fumage d’herbe ? Par exemple, Paulo Bento, le sélectionneur du… Portugal, a voté pour Ronaldo, Falcao et Robben. Aucun des concurrents de CR7 à la victoire finale. Au contraire du sélectionneur argentin, Alejandro Sabella: Messi, , Ribéry, Ronaldo. Notre sélectionneur national, Marc Wilmots, n’a, lui, voté pour aucun des trois favori: Ibrahimovic, Lewandowski et… Hazard! Sachez encore que ni Ronaldo (Falcao, Bale, Özil) ni Messi (Iniesta, Xavi, Neymar) n’ont voté pour un de leurs concurrents. C’est comme ça qu’on reconnait les grands.

Le détail de tous les votants ici.

Je terminerai ce petit sujet de réflexion par un mot sur notre petit Soulier d’Or à nous, dont l’élection aura lieu prochainement. Le grand favori se nomme donc Thorgan Hazard, petit frère de vous savez qui, et qui serait tout proche de rejoindre Anderlecht (je me garderai de faire tout commentaire sur ce « transfert »… pour l’instant). Je pense qu’on va encore bien rire en regardant le classement final de cette élection. Chaque année, on retrouve dans le fond du classement des joueurs surprenants. Sachez par exemple que l’année dernière, des votants ont trouvé que Vetokele, Remacle, Köteles, Tchité, Mboyo, Patosi, Gudjohnsen ou encore Ibou faisaient partie des 3 meilleurs joueurs de notre compétition… Sympa pour le vainqueur, Dieumerci Mbokani!

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