C’est quoi, les playoffs ?

Dans le football, il y a les championnats normaux, où 18 ou 20 équipes (pour les plus grands) s’affrontent en aller-retour tout au long d’un championnat. Et puis il y les pays qui appliquent les systèmes de playoffs. Comme la Belgique. Ces playoffs qui vont voir affronter, chez nous, les 6 meilleurs ensembles, ainsi que les 8 autres moins forts ensembles pour du beurre et enfin les deux plus nuls entre eux deux pour les faire descendre. C’est compliqué, ça ne sert pas à grand-chose. C’est quoi, les playoffs ?

En playoffs 1.

Du suspense. Enfin, normalement. Surtout pour le titre. Le reste ? Tout le monde s’en fout.

Des affiches. Logique, les 6 premiers qui s’affrontent deux fois en plus sur une saison, ça en jette.

Du rêve. Chaque équipe espère pouvoir imiter le Standard de 2011, qui avait entamé les PO avec 8 points de retard sur le premier et en terminant avec 0,5 point de moins pour être champion. Mais bon, faut pas déconner non plus, ça n’arrivera pas chaque saison. Surtout à Liège.

Un invité surprise. Le top-6, c’est le top-5 (Anderlecht, Bruges, Standard, Genk, Gand) et une surprise. Des fois deux, quand tu as un des gros qui déconne.

Le début du championnat. Bah ouais, toutes les équipes parlent des playoffs comme « le plus important », même en août.

Le premier objectif. En août aussi, l’objectif de chacun, c’est de terminer dans le top-6 en mars. Ah et après, tu fais quoi ? Grève ?

La division des points par deux. Donc ça n’a servi à rien de prendre des points d’avance en phase classique si c’est pour commencer les PO par un zéro sur six ?

Le quatrième non-européen. Un comble: celui qui termine 4e en PO1 pourrait perdre son ticket européen face à une formation des PO2. Tu sais, celle qui a finie 14e par exemple…

Des droits TV en hausse. Mais finalement, un championnat qui ne ressemble plus à rien et qui fait rire hors de nos frontières.

Rehausser le niveau du championnat. C’est du moins ce qu’on nous a expliqué. Vraiment ?

En playoffs 2.

Des déçus. Ceux qui ont raté les PO1 de 2 points…

Des heureux. Ceux qui ont échappé aux PO3 d’un point.

L’ombre. Tout le monde n’a d’yeux que pour les 6 meilleurs. Du coup, à part tes supporters, tout le monde s’en fout de ce que tu fais. Et encore, même eux ils matent les « chocs ».

Des tests. Comme les PO2 ça ressemble à des rencontres amicales, tu en profites pour donner ta chance à tes jeunes et à ton second gardien. Tu gagnes du temps pour la préparation estivale.

Un ticket européen. Pour tenter de sauver l’intérêt de cette partie des playoffs, on t’a foutu un ticket européen comme carotte. Sauf que tout le monde s’en fout, en fait. Dire que se qualifier pour l’Europa League est plus sympa via la Coupe de Belgique

Deux poules. Comme la Ligue des Champions, ça fait rêver hein ?

Une finale. Entre les deux vainqueurs de groupe. Et le gagnant affronte le 4e des PO1. Bon, ça va, il y a moyen de jouer encore plus de matches ?

Les points à zéro. Donc si tu n’es pas 6e, tout ce que tu fais depuis le mois d’août, ça n’a servi à rien.

Dur, dur de jouer le classement des buteurs. Sauf si ton équipe remporte son groupe et la finale qui s’en suit, tu auras moins de matches que les formations de PO1. Du coup, jouer le « Taureau d’or », bah ça devient plus difficile.

Des stades vides. Parce que tout le monde s’en fout de ces rencontres.

En playoffs 3.

La mort. Le perdant descend, le gagnant se tape le tour final de D2, contre des équipes qui cartonnent. Génial quoi.

Cinq rencontres. Les supporters ont intérêt à plutôt bien s’entendre, car se farcir la même équipe plusieurs week-ends de suite, ça peut vite devenir violent.

De la tension. Là, il y a de l’enjeu. Parce que la D2, c’est l’horreur pour un club pro.

S’y préparer. Finalement, les derniers clubs se résignent assez vite à jouer les PO3. Du coup, on gère ses blessures et ses suspensions pour être au top. Enfin, au top du flop.

De l’intérêt. Un peu plus que les playoffs 2 quand même, en fait.

Aucun survivant. Pour info: aucune équipe engagée en PO3 ne s’est sauvée. Bonne merde à vous, Beerschot et Cercle.

Un sacré handicap. Le dernier débute avec 3 points de moins et commence par un déplacement. Autant dire qu’une défaite pour commencer et c’est déjà foutu.

Basket-ball style. Le mec qui a pensé ce système est sans doute fan des playoffs de la NBA.

Un long intersaison. Celui qui perd ces PO3 aura fini sa saison à la mi-avril. Autant dire que d’ici le mois d’aout et la reprise, on va se faire chier.

Une dernière chance. Finalement, même en étant dernier de la phase classique tu peux te sauver. Elle sert donc à quoi celle-ci ?

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9 réflexions sur “C’est quoi, les playoffs ?

  1. C’est TELLEMENT ça. Bon, en tout cas, j’espère que l’enquête qui doit commencer la saison prochaine il me semble (?) va enfin faire comprendre à nos clubs que ça sert à rien cette connerie. En plus, ça fait croire aux joueurs du Standard qu’ils peuvent encore faire quelque chose avec leur niveau tout pourri (C’était génial de geler samedi au stade). Enfin, ça leur faire surtout penser que perdre en phase classique, c’est pas grave quoi..

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  2. Panda dit :

    Qui travaille dans la boite Ernst & Young? Didier?
    Pour les play-off, la période (en tout cas les play-off 1) est tout de même plus emballante et l’enjeu semble plus fort, mais le système décridibilise trop le championnat et sa phase classique. Nostalgie et retour au bon vieux temps…

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