C’est quoi, un journaliste sportif ?

Dans le football, il y a les gens qui travaillent pour les clubs. Les font vivre. Et à côté de ça, si le club en question évolue à un bon niveau, il y aura des journalistes. Ces footballeurs ratés reconvertis dans la critique facile. Un journaliste sportif, c’est:

– Avoir beaucoup de copains. Dans le milieu du sport en tout cas. Mais pas beaucoup d’amis.

– Mais aussi quelques ennemis. Des gens qui n’ont pas apprécié que tu les trouves mauvais.

– Se faire payer des verres. Surtout après les matches, afin d’adoucir les commentaires.

– Toujours à la recherche d’infos. Même si on s’en cache bien et qu’on discute simplement, entre deux verres, de tout et de rien.

– Avoir raté sa carrière de footballeur. Du coup, compenser en allant voir plein d’autres matches. Et avoir envie d’être sur le terrain. Trop tard.

– Être traité de « pro tel-club ». Même si tu es totalement neutre, on te prendra pour un supporter des bleus ou des jaunes, suivant les jours. Ben ma foi…

– Avoir de la patience. Un mec qui te raconte sa vie alors que tu voulais juste savoir s’il est blessé, ça gonfle. L’inverse aussi, d’ailleurs.

– Être logopède. Y en a, des fois, on se demande s’ils n’ont pas grandi avec les loups.

– Avoir un forfait téléphone illimité. Car votre GSM, c’est votre principal outil. Alors il faut choisir le bon. Et pas une saloperie de tactile.

– Se tromper. Ça arrive.

– Parler sport. Et aussi de sport. Et pour changer, de temps en temps, un peu de sport aussi.

– Aimer écrire. Mais bon, pas trop quand même. Et pas n’importe quoi.

– Avoir une bonne culture générale. Même si le sport reste votre plat favori, vous vous autorisez quelques excès.

– Des idoles différentes. Pas question de Kompany, Hazard ou Witsel. Ici, les stars, ce sont Beenkens, Luthers ou Carette.

– Une neutralité difficile. Même s’il faut rester impartial, il est avant tout fan de sport. Et comme tous, il a ses favoris et ne le dit pas. Mais souvent, ça se voit.

– La non-angoisse de la page blanche. C’est une légende. Le journaliste sportif a toujours quelque chose à dire.

– Avoir un bon carnet d’adresse. Et en soirée, faire le malin avec les numéros de Wilmots ou Defour. Même s’ils ne t’ont jamais servi. Et qu’ils sont peut-être plus bons en fait…

– Être reconnu. A partir du moment où tu rentres dans le stade en serrant des mains et sans te présenter, c’est bon.

– Une bonne orthographe. Enfin, des foies.

– Savoir boire. Car les après-matches, il faut aussi les couvrir. Et des fois, c’est difficile.

– Être tous-médias. Radio, TV, presse écrite, nouveaux médias. Il est branché.

– La critique facile. Surtout envers les collègues et les confrères.

– Être censé tout connaître. « Non, je ne me souviens pas de ce joueur des années ’70, je n’étais pas né. »

– Galérer. Faut pas croire, journaliste, ça paye pas aussi bien que sportif. Et y a plus d’heures à faire.

– Avoir une vie en dehors du sport. Enfin, normalement…

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3 réflexions sur “C’est quoi, un journaliste sportif ?

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